Mon style Mathias De La Cruz

Découvrez un univers littéraire unique où romans et nouvelles se rencontrent. Plongez dans des récits animés par des personnages d'une force incroyable, traversant des époques et des contextes variés. La dimension sociale est le cœur de mes œuvres, vous invitant à une réflexion profonde. Bienvenue dans mon monde.

Le Dernier Sillon

Dans la fournaise de la vallée de l’Omo, en Éthiopie, la terre a cessé de battre. Le lit de la rivière n'est plus qu'un serpent de poussière et le domaine de Mered, autrefois florissant, s'étiole sous un ciel qui ne rend plus rien. Abebe, patriarche d’une lignée en sursis, voit son héritage et l'avenir de ses fils s'écouler entre ses doigts comme le sable d'un sablier.

Refusant de voir sa famille s'éteindre dans le silence, le vieil homme décide de défier le sort. Accompagné de sa fille Selam, il entame une marche désespérée vers l’Est, là où le soleil se lève, pour chercher la source de cette colère divine qui assèche les corps et les âmes.

À travers une savane déchirée par les guerres de clans et des paysages de désolation, ce voyage devient une ascension sacrée. Entre ferveur et fureur, Abebe devra découvrir si la dignité d'un homme suffit à faire plier le ciel et à redonner vie au dernier sillon de sa terre.

Sœurs de Cendres

Dans l'immensité sauvage de l'Arizona, là où la loi des hommes s'efface devant celle du plus fort, trois femmes ne forment qu'un seul bloc. Cassie, Talitha et Kit. Trois sœurs liées par le sang, mais surtout par un passé de cendres qu'elles tentent désespérément de laisser derrière elles.

À Prescott, petite ville en pleine effervescence minière, l'air est chargé de promesses et de poussière. Pour les sœurs Brown, c'est le point de départ d'une chevauchée sans retour. Sous leurs Stetsons et derrière leurs regards d'acier, elles cachent un secret aussi lourd qu'un sac d'or et une détermination que rien ne semble pouvoir briser.

Poursuivies par l'ombre d'un père dont elles ont dû s'affranchir dans la violence, elles traversent des paysages de désolation où chaque rencontre est une menace. Entre la ruse et le plomb, elles tracent leur propre sillon vers une rédemption incertaine. Mais dans ce monde d'hommes où les apparences sont trompeuses, le plus grand danger n'est peut-être pas celui qui les traque, mais la part d'ombre qui grandit en elles.

Une épopée crépusculaire et féministe sur la survie, la loyauté et le prix de la liberté.

Le Souffle Inutile

 

Gabriel Despierres est un géant des planches, un monstre sacré du théâtre qui ne respire qu'à travers les mots de Shakespeare, de Sartre ou d'Anouilh. Pour lui, la réalité n'est qu'une farce grotesque, un décor de carton-pâte dont il s'est exclu par dédain pour la médiocrité du monde.

Sa vie bascule une nuit de pluie sous un porche, lorsqu’il croise le regard de Roxane, une enfant de douze ans livrée à la rue. Dans un élan de révolte pure, ce misanthrope choisit d'arracher cette "petite vagabonde" à son destin pour l'emmener dans son antre : un appartement-labyrinthe où les livres servent de remparts contre la laideur du dehors.

Entre le vieux lion désabusé et l'enfant du pavé, une symbiose inattendue s'opère. Roxane ne se contente pas d'être sauvée ; elle devient une éponge dramatique, apprenant à vivre et à se battre par la force du texte. Mais alors que Gabriel tente de faire de Roxane son ultime chef-d'œuvre, la société et ses règles implacables se rappellent à eux.

Peut-on impunément s'extraire du monde par l'art ? Gabriel et Roxane découvriront que si les mots peuvent sauver, la réalité, elle, ne pardonne jamais à ceux qui tentent de lui échapper.

Un hymne vibrant à la puissance salvatrice du théâtre et au lien indéfectible entre deux âmes assoiffées d'absolu.

 

L'Intervalle

Joseph erre dans les rues de Paris, mais son véritable voyage est intérieur. En l'espace de quelques jours, sa vie bascule dans un « intervalle » suspendu, une brèche temporelle où le passé se dissout et où l'avenir semble n'être qu'une promesse lointaine.

Ancien photographe hanté par les images qu’il n'a pas prises, Joseph cherche un sens à la perte de son identité sociale. Au fil de ses déambulations, de rencontres furtives en soliloques amers, il interroge notre monde moderne, son culte de la performance et l'implacable nécessité d'avoir toujours un projet de vie.

Entre la mélancolie des chansons de Fréhel et le tumulte de la Place de Clichy, Joseph se livre à une quête de dignité, un combat silencieux contre l'effacement. Dans cette course contre l'insignifiance, parviendra-t-il à laisser une trace, ou restera-t-il à jamais dans l'ombre de son propre intervalle ?

Une réflexion poignante et désenchantée sur la fragilité de l'existence et la beauté cruelle des destins en marge.

La Cicatrice de Verre

Julia se réveille dans l’enceinte feutrée d'une clinique, face à un psychiatre dont elle ignore tout. Dans son esprit, le passé n’est qu’un champ de ruines et sa mémoire, une vitre brisée dont les éclats la blessent à chaque tentative de souvenir.

Convaincue d'être la victime d'un complot orchestré par son propre mari, Julia s'évade. Sa mission est claire : s'infiltrer dans sa propre demeure, ce territoire autrefois familier devenu étranger, pour arracher ses enfants à ce qu'elle perçoit comme un danger imminent.

Mais alors qu'elle s'enfonce dans les rues de Francheville, la réalité commence à se fissurer. Les visages amis lui semblent hostiles et les souvenirs de guerre se mêlent aux scènes de sa vie domestique. Julia est-elle une mère courage luttant pour les siens, ou la prisonnière d'une psyché qui a retourné ses propres armes contre elle ?

Un thriller psychologique intense où la vérité est aussi fragile et tranchante qu'une cicatrice de verre.

 

MON STYLE

Écrire, pour moi, n’est pas un acte de divertissement, mais une cérémonie de dévoilement. Mon style est celui de l’âpre vérité et de la beauté féroce, un équilibre précaire entre le cri de la terre et le silence de l’âme.

Dans mes récits, qu’ils se déploient sous le soleil implacable de l’Arizona, dans la poussière ocre de la vallée de l’Omo ou dans les ruelles mélancoliques de Paris, l’homme n’est jamais qu’une ombre face à l’absolu. Mon écriture cherche à capturer ce moment précis où la dignité se forge dans la douleur, où la parole devient le dernier rempart contre l’effacement.

Le Style Mathias De La Cruz, c’est avant tout une attention portée à la matière : le grain d’une pierre, l’odeur de la pluie sur le bitume, le poids d’une cicatrice. Mes mots sont des outils de tailleur de pierre ; ils cherchent à sculpter la réalité pour en extraire l’émotion brute. Je refuse les fioritures inutiles pour privilégier une langue directe, viscérale, capable de faire ressentir le souffle court d’une mère qui protège ses enfants ou l’épuisement d’un patriarche défiant le ciel.

Il y a dans mes pages une obsession pour la transmission. Qu'il s'agisse de léguer un sillon de terre ou la puissance d'un texte de Shakespeare, mes personnages luttent contre le vide. C'est un style de l’intervalle, un espace sacré entre le désespoir et l’espérance, là où la poésie naît de la rudesse et où l'humain, malgré ses failles et ses silences, refuse de plier.

Écrire, c'est tracer mon propre sillon. Profond, indélébile, et résolument libre.

Multitudes

États-Unis, 1950. Derrière le vernis craquelé des pelouses tondues au millimètre et le vrombissement des moteurs chromés, une onde de choc s'apprête à déchirer le rêve américain. De Lakewood à Little Rock, des trajectoires que tout semble opposer vont se percuter dans un fracas de rock'n'roll, d'acier et de sang.

Tout commence par un bulletin d'information qui fauche les espoirs de Hank, un mécanicien promis à l'enfer de la Corée. C'est le premier domino d'une réaction en chaîne qui emporte Peggy-Sue dans sa fuite vers New York, brise le silence des docks de Brooklyn où Artie et Colleen tentent de survivre à leurs propres démons, et s'achève dans la fournaise du Sud profond, là où Ruby Lee assiste au lynchage de ses rêves.

Mais dans cette Amérique qui se refuse à eux, une fréquence interdite commence à émettre. Portée par le rythme sauvage d'une jeunesse qui ne veut plus se taire et le souffle des premiers combats pour les droits civiques, une génération entière décide de défier l'ordre établi. Des usines de Détroit aux salles de classe barricadées de l'Arkansas, chacun devra choisir son camp : celui du monde qui s'éteint ou celui de la multitude qui s'éveille.

Un roman choral puissant et viscéral sur la fin de l'innocence, le prix de la dignité et le cri d'une nation en quête d'elle-même.

Découvrez mes récits

Explorez mes romans et nouvelles, qu'ils soient déjà publiés ou en attente de l'être. Chaque œuvre est une porte ouverte sur des mondes aux sources et époques différentes, peuplés de personnages inoubliables. Le fil conducteur ? Une dimension sociale forte et des histoires qui résonnent.

Créez votre propre site internet avec Webador